SAINTE-MARIE, entre tradition et authenticité

Yépa ! 😃 Si je vous dis trempage, fête du rhum, bèlè, course de chevaux, tombolo, je suis certaine que vous devinerez aisément que c’est à Sainte-Marie que j’ai décidé de vous amener ! Il faut dire que le titre de mon article donne aussi la couleur 😅.

Sainte-Marie, c’est la commune chérie d’où est originaire Régine Michalon, la fondatrice notre webzine ainsi que celle qui a vu naître mon grand-père. Vous comprendrez donc que c’est avec une tendresse toute particulière que je vous décris ma virée à Sainte-Marie. Alow, an nou aye !

L’ilet Sainte-Marie et le tombolo

Depuis les confinements successifs, les martiniquais sont de plus en plus nombreux à partir à la découverte ou redécouverte de notre beau péyi Martinique (moi y compris) et le tombolo n’y fait pas exception. C’est donc en famille que nous sommes allées redécouvrir le tombolo, un jour d’ordinaire peu propice aux sorties puisque la brume de sable était de sortie.

Selon le dictionnaire, le tombolo est un cordon de sédiments reliant deux étendues terrestres ‘(un ilet à une ile), mais je préfère la définition plus poétique  » une langue de sable qui s’avance dans la mer ». C’est Gulliver, un géographe anglais qui propose de généraliser ce terme italien. Il existe 5 double tombolo au monde dont 3 en Méditerranée. J’avais déjà traversé le tombolo il y’a quelques années, mais honnêtement je ne m’en rappelais plus. C’est une curiosité de la nature que je trouve toujours aussi impressionnante et j’ai vraiment l’impression de me retrouver dans la peau de Moise séparant la mer en deux. En tout cas, c’est l’image qui me vient systématiquement à l’esprit.

J’ai traversé le tombolo pieds nus et j’ai particulièrement apprécié. Lorsque nous sommes arrivées sur l’îlet, je me suis intéressée aux panneaux explicatifs. J’ai découvert avec surprise le poème “ Lilet de mon cœur par Manman Dlo”. Je suis passionnée par les figures légendaires maritimes et j’ai évidemment fait des recherches. Selon la légende, c’est sur cet îlet que Manman Dlo alias Mami Wata ou Yemanja revient sous la forme d’une sirène quand le tombolo est découvert. Au 19ème siècle un embarcadère a été construit entre l’ilet et la terre pour acheminer des marchandises. L’ilet était donc un petit port de commerce, ce que j’ignorais. Au sommet de l’îlet, un magnifique panorama s’offre à nous, si vous y êtes déjà allé vous n’aurez pas manqué d’admirer la magnifique table d’orientation regroupant les éléments représentatifs de la commune, réalisée par Marie-Annick Toula, une artiste plasticienne. En somme, une belle ballade à faire et à refaire entre amis ou en famille.

Après cette petite marche qui nous avait ouvert l’appétit nous sommes allées acheter un délicieux plat local dans un restaurant situé au bord de la plage appelé “ Chez Maxou” que je vous recommande vivement. Nous n’avons pas pu manger sur place, car nous étions en période de confinement, mais j’y reviendrai pour déguster nos fameux plats locaux en grande gourmande que je suis. J’espère avoir l’occasion de manger à nouveau le célèbre trempage de Sainte-Marie.

Le musée de la banane ou, la banane sous toutes ses facettes !

Le musée de la banane est aussi un incontournable des promenades découvertes de Sainte-Marie. Il se situe au cœur de l’Habitation Limbé (avant d’y aller, vous pouvez vous arrêter et admirer une stèle commémorative en l’honneur des indiens tamouls arrivés en Martinique en 1853). Je me souviens, enfant, lors d’une sortie de groupes y avoir découvert des variétés de banane rose ou violette ce qui m’avait marqué à l’époque. J’ai été accueillie par M. Daniel qui m’a expliqué qu’en attendant la saison touristique, le musée est ouvert du jeudi au dimanche (aux tarifs de 8 euros pour les adultes et 5 euros pour les enfants). Il se construit autour de 3 pôles, une exposition permanente et pédagogique, située dans l’ancienne maison de maître, qui nous explique l’histoire de la banane, la botanique, les récoltes, les propriétés avec des films et des panneaux.

À l’entrée se trouve un plateau de bananes de différentes variétés que les visiteurs peuvent goûter (j’en ai évidemment profité). Un jardin fléché et balisé et enfin, une boutique où vous pouvez acheter des produits à base de banane ainsi que des ouvrages. A noter que le fameux brunch Antan lontan que j’attendais tant, a été reporté à la mi-juillet. Quant aux journées de la banane, elles reprendront pendant les vacances, ouf ! N’hésitez pas à vous restaurer à La Banareraie, où vous pourrez déguster de bons cocktails à base de banane ou de la Tarte tatin à la banane. J’ai eu l’occasion d’y manger de nombreuses fois lors des fameuses journées de la banane et je n’ai jamais été déçue.

L’Habitation Lasalle du village des Kalinagos, un lieu de mémoire

L’Habitation Lasalle est une sucrerie du XVIII siècle qui a ouvert ses portes en Mars 2020 et qui est devenu un lieu de mémoire, en partenariat avec le musée du rhum que j’ai d’ailleurs aussi visité. J’avouerai que j’ai découvert son existence en allant au musée de la banane (le panneau est visible de la route près de la stèle commémorative).

Un peu d’histoire….Cette habitation, l’une des plus anciennes de la Martinique, construite sur le même modèle que le domaine de Fond Saint Jacques était connue sous le nom de Sucrerie de Survilliers, car elle a été la propriété de Claude de Laguarigue de Survillier qui s’installe à Sainte- Marie et se marie avec une demoiselle Luce de La salle. .Jacques Guillaume Seguin de La Salle achète l’habitation qui porte depuis son nom. Le site était occupé avant la sucrerie par les Kalinagos. A l’entrée chose, très appréciable, un audioguide est disponible grâce à un QR code (5 euros par personne).

J’ai été accueillie chaleureusement par la charmante Huguette et par M. Michel Fayad, le responsable du site. Un vrai passionné d’histoire de la Martinique ! J’ai découvert que le musée du café, auparavant situé aux Trois- Ilets, s’y trouve dorénavant (il se trouve à l’entrée). Nous pouvons visiter la sucrerie superbement rénovée avec la purgerie, où le sucre et la mélasse étaient séparés avant d’être séchés dans l’étuve que vous pourrez découvrir et acheter les nouvelles cuvées La Salle créés par l’Habitation Saint James. Le lieu est magnifique et accessible par un pont métallique. Un lieu à découvrir absolument !

Alors entre le musée de la banane, le musée du rhum, l’habitation La Salle, la maison du bélè, la vannerie du Morne des Esses (que je n’ai pas encore eu le loisir de visiter, mais cela ne saurait tarder), le domaine de fonds Saint-Jacques, la belle commune de Sainte-Marie  s’avère être la commune incontournable pour voyager dans le temps et mieux connaître notre histoire. Alors, bienvenue à Sainte-Marie !

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